• Georges Lane

Ludwig von Mises 2 : la monnaie

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François Guillaumat et Georges Lane font cette fois le point sur les études de la monnaie par Ludwig von Mises.
En 1912, Ludwig von Mises publiait sa thèse de doctorat : La Théorie de la monnaie et du crédit, assise sur une connaissance intime des théories de la conjoncture du XIXe siècle et inspirée par un souci de tirer toutes les conséquences de ce dont on peut logiquement être certain.
L’analyse de Mises demeure la référence, au bout d’un siècle où les hommes de l’État, en violant la propriété d’autrui, n’ont cessé de vouloir s’affranchir des disciplines de l’étalon or, mais surtout de la concurrence, tandis que force économistes, ou soi-disant tels, tentaient en vain de rationaliser les politiques qui résultent de ces usurpations en prétendant définir des lois d’offre et de demande de monnaie.

→ Ludwig von Mises : La théorie de la monnaie et du crédit
→ Ludwig von Mises : L’Action humaine
→ Ludwig von Mises : De la Manipulation de la monnaie et du crédit
→ George Reisman: C’est avec de l’épargne qu’on embauche, et qu’on embauchera
→ George Selgin : La théorie de la banque libre

 
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Mercredi 23 juin 2010
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4 avis d'auditeurs

  1. Gu Si Fang commenting on Ludwig von Mises 2 : la monnaie
    Gu Si Fang a dit le Mardi 29 juin 2010 à 16:40

    Bonjour,

    A la 14ème minute, vous évoquez le monopole (contemporain) de l’émission des billets de banque par les banques centrales.

    FG : “Les billets sont émis par un monopole, et les banquiers privés ne peuvent pas en fabriquer comme ils voudraient.”

    GL : “Ils en ont même l’interdiction !”

    Pourriez-vous préciser ? Les banques modernes émettent de la monnaie scripturale qui est de la monnaie de banque. Je ne vois pas ce qui leur “interdit” d’émettre de la monnaie de banque sous forme de billets au porteur. Le Code Monétaire et Financier ne dit rien de tel à ma connaissance.

    Bien sûr, le cours légal donne un tel avantage aux billets de la BCE que ce marché est tout sauf libre. Les banques n’ont donc aucun intérêt à émettre des billets (*). Mais le mot “interdit” me semble inapproprié. Ai-je raté quelque chose ?

    Merci

    (*) Dans le même ordre d’idées, la garantie des dépôts en euro fausse le marché de la monnaie scripturale. Les banques de la zone euro n’ont donc aucun intérêt à produire de la monnaie scripturale en devises.

  2. G.L. commenting on Ludwig von Mises 2 : la monnaie
    G.L. a dit le Dimanche 18 juillet 2010 à 19:07

    La monnaie scripturale est une expression juridique du XIXème siècle qui avait une signification ou un sens à l’époque, époque du bimétallisme argent et or ou du monométallisme or ou argent,
    - où l’or et l’argent circulaient librement sous forme de pièces frappées, sauf événement extraordinaire ;
    - où les dépôts qu’on effectuait dans les banques “du même tabac” étaient des dépôts en or ou en argent
    - où tirer sur un dépôt (il y avait différentes façons de le faire) constituait une innovation par rapport à l’emploi des coupures de billets en papier.

    L’expression “monnaie scripturale” n’a aujourd’hui aucun sens.

    Depuis que les hommes de l’Etat ont abandonné le monométallisme ou le bimétallisme (XXème siècle), créé des banques centrales et assujetti les autres banques - dites de dépôt - à ces dernières, l’expression n’a plus de sens même si l’ignorance dans le domaine, fût-elle celle de juriste, affirme le contraire, et prît-elle la forme d’un Code monétaire et financier …

    La “réduction du coût de l’échange” et le “pouvoir d’achat généralisé” qu’est à la fois désormais la monnaie est aux mains du cartel des banques centrales et le restera jusqu’à ce que le cartel implose.

    Les banques de dépôt n’émettent pas de la monnaie - même dénommée “monnaie de banque” -.

    Elles n’offrent pas non plus, malgré ce qu’en dit la même ignorance, des crédits : elles en demandent comme l’atteste le fait que ces crédits sont inscrits à l’actif de leur compte de bilan.

    A cette occasion, elles donnent l’impression d’émettre de la “monnaie de banque”, mais ce n’est qu’une illusion.

    Tout cela me rappelle le fait social suivant : à un diplomate français qui, dans un cocktail, en Suisse, souriait en entendant un homologue suisse parler de la flotte suisse et du ministre qui en avait la responsabilité, notre diplomate suisse de lui faire remarquer qu’en France, il y avait bien un ministre responsable de la monnaie… C’était dans la décennie 1950.

    Aujourd’hui, le franc français abandonné, on fait valoir un Code monétaire et financier alors que les hommes de l’Etat de la France n’ont pas respecté, dès sa mise en oeuvre, les règles dont ils étaient convenus avec leurs homologues étrangers et qu’ils s’étaient engagés à respecter.

    Cf. par exemple
    http://blog.georgeslane.fr/category/13-Monnaie/page/9

  3. Francisco d'Anconia commenting on Ludwig von Mises 2 : la monnaie
    Francisco d'Anconia a dit le Lundi 27 septembre 2010 à 15:59

    Pourrais-je avoir le nom de l’ouvrage que cite F.Guillaumat au début de l’entretien, et qui explique pourquoi l’épargne paye les salaires ?

  4. G.L. commenting on Ludwig von Mises 2 : la monnaie
    G.L. a dit le Mardi 5 octobre 2010 à 18:48

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