• Catherine Gourin

L’épopée de l’Emden

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Au tout début de la guerre de 14, des marins allemands vont vivre une incroyable aventure dans l’océan indien,et  finir, échoués au Yémen, par regagner l’Allemagne en utilisant tous les moyens de transport, dont le chameau…

 
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Lundi 7 décembre 2009
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Un avis d'auditeur

  1. SPARTE commenting on L’épopée de l’Emden
    SPARTE a dit le Mardi 8 décembre 2009 à 10:29

    Merci pour cette belle histoire de marins ; elle est tout simplement fantastique. J’écoute toutes vos émissions. Elles me rappellent avec émotion et joie, les combats de mon grand père, à VERDUN ; il en revint transformé pour le restant de ses jours, mais hélas m’en raconta peu ; comme beaucoup qui ont vécu l’enfer, ils ne lâchent leur expérience que par bribes.

    voici une histoire, plus simple mais émouvante aussi ; elle m’est venu à l’esprit en vous écoutant. C’est celle de mon père qui prisonnier de guerre dans les Sudètes, décida de rentrer en France. Voici comment : il était dans un Stalag depuis 1945, à couper des arbres avec un Kommando de soldats français prisonniers. Devant l’avancée des troupes soviétiques, dont ils entendaient le canon et dont ils savaient la férocité (par le téléphone arabe…) ils décidèrent de quitter le Stalag. Avec “l’autorisation” du sous-officier allemand qui les supervisait, et qui leur déclama ses souhaits de “bonne chance”. Ce jour là ils avaient été affectés au rapatriement d’un camp de déportés vers l’Allemagne. Ils abandonnèrent leur mission, qui consistaient à conduire les tracteurs pour tirer des plateaux chargés d’hommes et de femmes. Et ils embarquèrent dans leur véhicule … oui une automobile qu’ils avaient achetée, en tant que prisonniers de guerre pourtant, avec le fruit des petits travaux qu’ils faisaient le dimanche chez les civils !
    Et les voilà partis vers les troupes d’occupation américaines dont ils entendaient, également au loin, le canon ! Avec drapeau blanc, au volant de l’auto chargée de bidons d’essence ils passèrent, c’est incroyable, les éclaireurs puis la cavalerie us et les fantassins, mais furent finalement stoppés à l’arrière par les “MP”. La police miltaire us les força à abandonner leur véhicule pour les faire rapatrier en train vers Strasboug.
    C’est ainsi qu’un groupe de prisonniers français regagna la France. ce qui leur a permis d’échapper aux troupes soviétiques qui les auraient enlevés vers des camps en Russie (et je ne serai pas nés si tôt après 1945, en supposant que ces hommes fussent revenus un jour). Le premier document que ce soldat qui est mon père reçu de la part des autorités nationales fut une … déclaration d’impôt, il me l’apprit un jour en souriant ! Pour 3.500 jours donnés à son pays il perçoit chaque année 500 euros au titre de la “retraite du combattant” pour 1O années de sa vie offertes à la patrie : parti en 1936 au service national, rappelé en 1939 pour la mobilisation, 39-40 passée dans la ligne Maginot, Corps francs volontaire, une Croix de guerre avec citation, puis PG de 1940 à 1945, de 1936 à 1945 cela fait, six mois de vie civile déduits, près de 3.500 jours. Jamais une association d’AC ne lui rend visite, sauf une fois grâce à un camarade qui préside une association de slladts dans mon département.
    Au delà de cette misérable absence de reconnaissance de la part de la nation, il reste les exploits des soldats et leur amour de la patrie, comme les soldats allemands. A contrario de mon grand père, je n’ai jamais entendu mon père avoir un mot méchant contre les Allemands. Merci de votre attention.

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