Ce que nous dit Heidegger
L’œuvre de Martin Heidegger (1889-1976), le dernier des grands philosophes, est aussi incontournable que malheureusement ignorée, en raison d’absurdes obstacles qui en interdisent l’accès malgré sa pédagogie et sa beauté. Maxence Caron donne un regard d’ensemble sur les lignes directrices de l’heideggerianisme, et aussi sur quelques-unes de ses insuffisances – qui appellent, par-delà l’histoire, à un nouveau système de la pensée.
Ouvrages :
→ Heidegger – Pensée de l’être et origine de la subjectivité
Dimanche 11 janvier 2009 • classé dans Maxence Caron •





















Belle langue que celle dont vous usez… C’est “tombeau de Heidegger” qu’en digne mallarméen vous eussiez dû appeler votre chronique. Non que j’insinue qu’elle fût à ce point hermétique…
Cependant je regrette que vous tentiez (sans y parvenir, vous semblez d’ailleurs le regretter) de tirer Heidegger du côté de la religion. J’ai hérité de mes lectures kantiennes le souhait de séparer métaphysique et religion, tout comme Etat et religion sont aujourd’hui séparés.
Et je n’ai pas pu m’empêcher de penser en vous écoutant que Kant et Schopenhauer s’ébattaient déjà dans le même champ que Heidegger, en étant peut-être plus clairs et moins… hermétiques. L’Etre et l’étant, c’est la chose en soi et le phénomène. Mais pourquoi tant parler de la chose en soi (même en l’appelant pompeusement “Etre”) puisqu’on ne peut rien en dire ?
Chez Heidegger, l’être n’est pas la chose en soi, l’étant n’est pas le phénomène. Et Heidegger n’a rien à voir avec Kant.
Voir mon article:
http://trib1.blogspot.com/2008/12/heidegger-et-le-chemin.html
C’est une question de méthodologie qui nous sépare. Pour moi, la question centrale n’est pas “qu’est-ce que l’Etre ?”, mais “que puis-je connaitre ?” Dans ce cadre, Kant est davantage pertinent pour moi. Tout est une question de point de vue.
“d’absurdes obstacles” tels que l’adhésion de l’intéressé au Parti Ouvrier Allemand Socialiste National.
cette langue “prout prout” : j’ai reconnu l’agrégé français ! J’ai rien à dire mais je le dis bien… pontifiant et ridicule sabir universitaire… comme d’hab’ quoi !
tiens ! mon premier commentaire a été censuré ? (pourtant “pontifiant et ridicule” ne constituent pas exactement des insultes)
Ah Ce qu’il faut de servilité pour être admis à la parole en France !
Un dernier commentaire (puisqu’il passe) pas sur la forme mais sur le fond cette fois. soyons plus constructif. si si. je fais rapide quand même aujourd’hui j’ai pas trop le temps :
Libre à toi Maxou de nier que le premier Heidegger fut nazi - ça fait plaisir sans doute à tes maîtres (fonctionnaire à la solde du régime) - mais tu vois tu manques euh… l’essentiel. Qui ne voit qu’aujourd’hui nous vivons un “nazisme” tiède : eugénisme (euthanasie, avortement), racialisme (ethnocide des blancs), manipulation de masse (propagande, télévision). Ce que NOUS dit Heidegger…
On ne peut penser la technique sans la “penser” avec ce mouvement méta-politique qui confusément (sans doute) prétendait “penser” son avémenement. Ce mouvement condamné, honni, vomi mais jamais défini… Évoquer et argumenter sur l’épisode si court du rectorat comme tu le fais c’est faire des blagues ! L’égarement (disons comme ça) de Heidegger est objet fondamental. Maintenant reste à savoir ce que “penser” veut dire…