Métraduire un chef d’œuvre : Saint Augustin et la gent marécageuse
Prétendre traduire de nouveau les Confessions de saint Augustin est une fort belle entreprise, bien qu’il ne faille aucunement se dissimuler que le travail accompli jusqu’à ce jour en cette matière ne souffre d’aucune insuffisance qui fît la tâche nécessaire. Autant avouer qu’il faut avoir de bonnes raisons pour s’atteler à une telle entreprise. Mais qu’est-ce ci ? Une nouvelle traduction, que nous offrent les éditions P.O.L. sous ce titre délicieux : “Les Aveux”. De la préface du traducteur étalant à contrevent de petits scrupules nombrilisants afin qu’on le prenne pour l’idée que l’époque se fait de l’écrivain, jusques à la dernière ligne métraduite d’un chef-d’œuvre qu’il défigure bêtement au point qu’on en tire au moins cette satisfaction de ne le point reconnaître et d’oublier ainsi de temps à autres qu’on assiste à un sacrilège, tout n’y est qu’imbibition sotte.
Mardi 30 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron •





















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