• Catherine Gourin

Le maréchal Joffre

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“Une émission méchante, aujourd’hui. J’ai envie de vous parler d’une de nos gloires nationales, le maréchal Joffre”.

→ Roger Fraenkel : “Joffre : L’âne qui commandait des lions”

 
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Samedi 24 mai 2008
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7 avis d'auditeurs

  1. Yann commenting on Le maréchal Joffre
    Yann a dit le Mardi 10 juin 2008 à 13:40

    Vif, drôle, mordant, instructif. On aimerait que cela dure 1 heure de plus ! Et plus souvent !

  2. Victor commenting on Le maréchal Joffre
    Victor a dit le Jeudi 12 juin 2008 à 0:28

    Le sujet est-il si drôle que cela, mon cher?

    Avez-vous pensé à tous ceux qui sont tombés à cause de ce genre d’individu?

    Bav.

  3. Yann commenting on Le maréchal Joffre
    Yann a dit le Vendredi 13 juin 2008 à 14:43

    Je félicite l’auteur pas le sujet.

  4. roger commenting on Le maréchal Joffre
    roger a dit le Mardi 2 septembre 2008 à 22:44

    “Tout ce qui est exagéré est insignifiant”.
    Utilisez le livre de R. Fraenkel pour ce qu’il se veut en 4eme de couverture ” un pamphlet féroce”, oeuvre de quelqun qui a crée plusieurs entreprises de voyage qui lui ont valu d’être lauréat du Soleil d’Or du tourisme mais pas historien.
    Attaquer une personne sur son physique n’apporte rien sur un sujet grave.

  5. Le Crabe tambour commenting on Le maréchal Joffre
    Le Crabe tambour a dit le Vendredi 12 septembre 2008 à 10:43

    Terminer sur l’évocation du livre de Fraenkel décrédibilise davantage votre propos. Vous ne nous aviez pas habitué, Mme Gourin, à de telles erreurs d’appréciation.

    Le livre de Fraenkel est une ineptie absolue, abjecte par le style, l’antithèse d’un travail d’historien.

    Si votre appréciation globale de la vie de Joffre est relativement bien axée, elle comporte au moins trois biais (ou omissions) importants :

    1. le général Pau, dit “à droite” selon vous, fut l’un des généraux les plus nuls de l’été 1914. Sa pseudo offensive au nord de la Franche-Comté est un modèle d’idiotie. Joffre tenta de protéger ce général “trop à droite” comme vous le qualifiez, mais cela ne l’empêcha nullement d’obtenir la tête des généraux les plus incompétents de l’été 1914, tous promus avant-guerre pour cause de franc-maçonnerie et d’anti-catholicisme.

    Le général Joffre s’est donc révélé solidaire d’un de ses camarabes, même “de droite”, mais fut pour autant à l’origine de l’éviction des généraux les plus incompétents et franc-maçons ; ça ne colle donc pas avec l’interprétation partisane que vous faites de lui.

    2. S’il y a un responsable culturel de “l’offensive à tout prix” de 1914, ce n’est pas Joffre mais Foch, instructeur et doctrinaire d’avant-guerre. Le responsable culturel et mental, c’est Foch. Joffre s’est conformé à l’air du temps et à l’acceptation général de tous les auteurs militaires de l’époque.

    3. Joffre va pronfondément évoluer entre la fin 1914 et la fin 1915. D’abord physiquement. C’est en 1914 qu’il grossit, pas avant. Je vous invite à voir des photos de lui avant 1914 : vous verrez que la bedaine qu’on lui connait, n’existait pas. Il va surtout évoluer mentalement. La médiocrité des généraux francs-maçons et républicains de l’été 1914 l’a profondément marqué. Les tueries de 1915 également. Joffre politquement était un proche de Millerand (ministre de la Guerre en 1915) et de Poincaré (président de la République, lecteur quotidien de l’Action française). Pour le savoir, il faut étudier, documents historiques à l’appui et intelligence mobilisée, les changements qui s’effectuent dans l’entourage de Joffre en 1915. Je n’en citerai que deux (mais ils sont bien plus nombreux) : les généraux Frère et Buat. Ce dernier, comme Pétain dont Joffre a été le promoteur après 1914, avait été écarté de l’avancement avant-guerre. Buat finira la guerre comme l’un des généraux les plus influents. Il meurt malheureusement très tôt, après-guerre. Comme Frère, il est l’un des inconnus de l’historiographie de la Grande guerre alors qu’ils furent des hommes d’influence importants.

    Toute cette évolution de Joffre de 1914 à fin 1915, est la source de son éviction par la clique des politiciens en décembre 1916. Les Briand et compagnie n’ont plus confiance en lui. Début 1917, tous les hommes que Joffre avait placés dans les rouages militaires français, seront également évincés par les Gauches. Ce sera la revanche de la franc-maçonnerie et des socialistes.

    Le Clemenceau de fin 1917 (sans même parler de celui des années 1920) n’est pas non plus le même que celui de Panama ou même de 1906.

    Joffre avait un poste difficile, au carrefour de beaucoup de volontés antagonistes. Il fut l’homme des compromis mais finit par pencher trop du côté des Millerand-Poincaré. Il fut alors sanctionné par les notables républicains.

    En espérant que vous modifierez un jour votre jugement outrancier et subjectif à propos de Joffre, et que vous le rééquilibrerez…

    P.S. : il n’est pas possible d’aborder l’idolâtrie dont a fait l’objet un court moment le général Joffre sans penser à celui plus durable du maréchal Pétain à partir de 40. Ce vers quoi il faut porter son attention, c’est ce besoin qu’ont ressenti les Français de se tourner vers la personnalisation d’un “sauveur”.

  6. JG Malliarakis commenting on Le maréchal Joffre
    JG Malliarakis a dit le Mardi 16 septembre 2008 à 13:25

    Je trouve votre commentaire bien sévère… un peu trop favorable à Joffre pour ne pas, à son tour, sembler, lui aussi une sorte de pamphlet.
    J’ai toujours entendu dire que le vrai vainqueur de la Marne était le général de Castelnau.
    Quant au “sauveur Pétain”, je me demande si vous avez réfléchi au “curieux” besoin que les Français pouvait avoir, en juin-juillet 1940, d’un protecteur, dans la situation où était alors la France…

  7. roger commenting on Le maréchal Joffre
    roger a dit le Jeudi 25 septembre 2008 à 11:43

    “Les défaites sont orphelines alors que les victoires ont plusieurs prétendants”.
    C’est ce qui se confirme pour la Marne.
    Plutot que Castelnau; Galliéni, Maunoury, et même Lanrezac ont été avancées. Ils ont été pour les deux premiers commandant d’armée lors de la bataille de la Marne, mais seul joffre, généralissime et commandant en chef des armées du Nord-est, pouvait ordonner l’arrêt de la retraite, fixer le jour de la contre offensisve et la coordonner
    avec l’armée anglaise de French qui était autonome.
    Enfin citons Joffre ” je ne sait pas qui a gagné la bataille de la Marne, mais je sait qui l’aurait perdue”
    Personne ne lui a disputé les défaites de la bataille des frontières ou de Charleroi.
    Les mérites du Gal de Castelnau sont grands et l’on peut regretter que ses convictions catholiques affirmées aient été un obstacle à son élévation au maréchalat dans les années 20.
    Notons en outre que lorque Joffre,qulifié de “laique”, a été nommé en 1911 généralissime, il a imposé, non sans mal, au gouvernement, d’avoir comme second le “clérical” Castelnau.

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